La stratégie d’affronter l'Iran a échoué (Amos Gilad)

La stratégie d’affronter l'Iran a échoué (Amos Gilad)

L’ancien directeur général du ministère de la Guerre d’Israël reconnaît l’échec stratégique de la politique de Netanyahu face à l’Iran et déclare que Tel-Aviv devrait tenir compte des avertissements américains à cet égard.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : L’ancien directeur général du ministère de la Guerre d’Israël reconnaît l’échec stratégique de la politique de Netanyahu face à l’Iran et déclare que Tel-Aviv devrait tenir compte des avertissements américains à cet égard.

L’ancien commandant du service de renseignement militaire (Aman) et général de réserve de l'armée israélienne, Amos Gilad, s’est référé aux informations selon lesquelles les États-Unis avaient averti Israël de l’inefficacité de toute stratégie adverse contre les installations nucléaires iraniennes, en ajoutant : « Je ne sais pas qui n'est pas satisfait [de cet avertissement], mais avons-nous une alternative aux États-Unis comme allié ? »

«  La stratégie de l’ancien cabinet dirigé par Benjamin Netanyahu face à l’Iran a échoué parce qu'elle était impliquée dans l’annulation de l'accord [nucléaire avec l'Iran], et c’était à partir de ce moment-là que les Iraniens ont fait des progrès », a-t-il précisé.

« Nous devons nous attendre à ce que les États-Unis convainquent l'Iran que s'il existe une option pour construire une bombe nucléaire, cela pourrait compromettre tout l'équilibre de sécurité dont nous jouissons et c’est ce qui est important », a conclu le général israélien.

Auparavant, l’ancien chef d'état-major des Forces israélienne, Dan Halutz, a prétendu qu’une superpuissance comme les Etats-Unis devraient confronter l’Iran, car Israël n'était qu'une puissance régionale.

Il a rappelé qu’un mauvais accord avec l'Iran valait mieux qu'une guerre vouée à l’échec face aux Iraniens. « Il faut espérer que les pays qui mènent les négociations avec Téhéran, s'il n'y a pas de reprise, pourront parvenir à un accord dont le seul objectif est de surveiller de près les activités nucléaires iraniennes. »

« Un nouvel accord nucléaire entre l'Iran et les puissances mondiales sera probablement pire que le Plan global d’action générale (PGAC) », a-t-il déclaré.

L'Iran déclare quand même qu'en tant que signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et membre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), il a le droit d'accéder à la technologie nucléaire à des fins pacifiques.

En outre, les inspecteurs de l'AIEA ont visité à plusieurs reprises les sites nucléaires en Iran, mais n'ont jamais trouvé de preuves prouvant la nature militaire de son programme nucléaire.

En 2015, l'Iran a conclu un accord avec les 6 puissances du monde (Etats-Unis, Russie, Chine, Allemagne, France,  Grande-Bretagne) pour résoudre les tensions sur ses activités nucléaires. Bien que l’AEIA ait reconnu le respect par l'Iran de tous ses engagements, l’administration Donald Trump s'est retirée unilatéralement de l'accord en mai 2016.

Le président démocrate Joe Biden affirme cependant que Washington avait l’intention de retourner à l'accord nucléaire via des pourparlers en cours dans la capitale autrichienne, Vienne.

Six rounds de pourparlers ont eu lieu à Vienne entre les États-Unis et d'autres parties pour faciliter le retour des États-Unis à l’accord nucléaire. Les parties ont fait part de progrès tangibles à cet égard, signalant tout de même certaines divergences.

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