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La "BOMBE" nucléaire iranienne?

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Sur fond de très belles images satellites diffusées depuis deux jours à travers le monde, et qui mettent en scène une signifiante extension du réacteur nucléaire de Dimona au Néguev en Israël, entité sans foi ni loi, le chef de l'AIEA, Grossi a atterri presque en catastrophe ce dimanche à Téhéran.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : C'est une seconde visite dans la capitale iranienne qui s'apprête dès ce 21 févier à mettre à la porte quelques-uns des inspecteurs de l'Agence à laquelle une bonne partie de la population iranienne attribue la fuite des donnés confidentielles liées au nucléaire iranien , fuites qui ont coûté, rappelons-le, à l'Iran "l'incident de l'été 2020 au réacteur de Natanz" puis l'assassinat en novembre 2020, du physicien nucléaire en chef iranien, Fakhrizadeh, non loin de Téhéran, soit deux "attaques" l'une et l'autre impliquant la CIA et le Mossad.

Avant que Grossi ne débarque en Iran tenter de faire l'impossible à savoir chercher une nouvelle fois vendre à l'Iran "sourires, belles paroles, puis des couteaux empoisonnés dans le dos", le président US Biden a fait le nécessaire : faire une annonce mille fois rien autour d'une soi-disant décision  US de revenir à l'accord nucléaire désormais enterré de 2015. Cette vrai-fausse annonce consistait en trois point : révoquer la lettre de Trump sur le retour des sanctions onusienne contre l'Iran, lever les restrictions de déplacement des diplomates iraniens à New York, se faire prier par une Europe politiquement,, économiquement et diplomatique inexistante, pour regagner les "négociations élargies avec l'Iran".

Trop malin, diraient certains! 13 des 15 membres du Conseil de sécurité avait déjà voté en septembre, alors même que Trump cherchait à faire prolonger le boycott sur le commerce d'armes avec l'Iran contre la "résurrection sanctionnelle". Sur ce point Biden a donc singé une ouverture. Quant au déplacement des diplomates, c'est là encore une grotesque manoeuver de diversion dans la mesure où l'Etat et la nation iranienne avec des milliards de dollars d'avoirs bloqués par quelques 6000 cas de sanctions US imposées à l'Iran, s'en fichent royalement de ce que Zarif puisse quitter ou pas le périmètre de la Nation Unie à New York. Et puis Biden se prend sans doute pour "dieu des ruses" s'il croit qu'en se faisant prier par les vassaux européens, il pourrait insuffler encore une quelconque âme au PGAC mort. Puis ce PGAC comme l'a dit Zarif, a été négocié durement et longuement par cette même équipe démocrate à l'époque d'Obama et ici en Iran, on n'a l'habitude à ramer dans le vide et à refaire des coups ratés. Car pour dire les choses comme elles sont, le PCAG et ce qu'il est et qui veut de lui, il faut qu'il accepte tel quel sans avoir envie de lui greffer dessus Missiles, rôle régionale et d'autres insanités.

A Grossi qui négocie en ce moment même on ne sait exactement pas quoi donc de ramener aux Américains le message suivant : il n'y a pas 36 manières de rester à l'abri des foudres de la Résistance qui à l'heure qu'il est travaille assidûment à ce que le Moyen Orient soit totalement affranchi du poids d'un Empire agonisant; il n'y a qu'une manière une seule et cette manière le Leader iranien l'a dit il y a quelques jours : " la levée totale de l'embargo anti-Iran de façon à ce que cette levée soit palpable et vérifiable". 

Ce dimanche matin à Téhéran, Grossi, en dialogue avec les Iraniens, devrait bien avoir sous le nez les belles photos de Dimona où, les Sionistes, alors même que l'Argentin se permet de demander à Téhéran de faire marche arrière et de ne plus aller droit vers le retrait du TNP après tant de pertes et de dégâts infligés ces quatre dernières années à l'Iran, sont sur le point de fabriquer davantage de bombe nucléaire. Ce Grossi qui a d'ailleurs les faveurs d'Israël devrait leur demander la raison. Les Sionistes lui diraient ans doute : l'axe US/Israël a tout tenté ces dernières années contre l'Iran et ses alliés et rien n'a marché ni 6000 sanctions, ni l'élimination des grands commandants et savants iraniens, ni la menace de guerre... Alors autant se faire de nouvelle bombes atomique, manière de se donner du poids. ... Que M Grossi, le chef d'une agence ayant pour mission de contrôler la prolifération aille à Tel-Aviv pas à Téhéran...  

Le tout dernier tweet de Zarif est bien expressif : 

«Israël développe  Dimona, la seule usine de bombes nucléaires de la région», a déclaré Zarif dans un message publié samedi sur son compte Twitter.

Taguant le président américain Joe Biden, l'AIEA, le Premier ministre britannique Boris Johnson, le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, le haut diplomate iranien a tweeté: «Gravement préoccupé? Concerné? Un peu? Voulez-vous commenter? Je pensais que vous le feriez. ."

Mais mieux dit que ce tweet est ce qu'un universitaire palestinien Hassan Marjaj explique à Al Mayadeen: « Tous ces agissements US/Israël prouvent une chose : c'est l'Iran qui a l'initiative. En dépit des années de sanctions, il contrôle parfaitement  la situation; C'est ce que j'appelle les fruits de la stratégie iranienne de « patience active". toutes les sanctions politiques et économiques contre Téhéran ont échoué et les sanctionneurs en sont à frapper à la porte de l'Iran, à faire preuve de tous les ruses possibles et imaginables pour inverser la donne. »

Et d'ajouter  :  

« Au fait,, plus personne au monde ne peut ignorer que sans l'Iran, rien ne se fait ni au Moyen-Orient en particulier ni en Asie de l'Ouest en général.  Quoique les États-Unis et leurs alliés européens fassent , ils savent que l'Iran est en position de force et que c'est un acteur-clé dans la région. Ils ont besoin de l'Iran pour deux raisons : le nucléaire iranien pourrait leur échapper et l'Iran est un pays géo stratégiquement incontournable, situé qu'il est au confluent de toutes les voies navigables vitales de l'économie mondiale. le temps presse pour le camp occidental car la Russie et la Chine ont bien compris que l'Iran et ses alliés de la Résistance sont une puissance avec qui il faut compter et compter bien. L'accord stratégique de 25 ans avec la Chine,  une alliance militaire avec la Russie, je ne vois pas pourquoi l'Iran devrait changer de camp pour entendre avec une Amérique qui a sur ses mains le sang des fils de l'Iran. C'est tard bien trop tard »

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