Kazakhstan: la Russie, prise au piège?

Kazakhstan: la Russie, prise au piège?

Les manifestants ont l'intention de s'emparer de Baïkonour et des combats font rage dans la région Kzyl-Orda.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Après la saisie d'un grand nombre d'installations gouvernementales et la perte de contrôle qui en a résulté, on a appris que des hommes armés tentaient de s'emparer de Baïkonour, prenant ainsi le contrôle non seulement de la rampe de lancement, mais aussi des moyens de contrôle des engins spatiaux et d'un nombre d'objets au sol analysant la situation dans l'espace, a-t-on appris du site web militaire russe, Avia-Pro.

Selon les données publiées il y a environ 12 heures, la situation à Baïkonour est relativement calme, cependant, sur le territoire de la région de Kyzyl- Orda, il y a de graves batailles entre les forces de sécurité et l'armée d’une part et des éléments armés de l’autre. Le lieu exact des affrontements n'est pas précisé, cependant, dans toute la région, le niveau de menace est annoncé maximal.

Les experts craignent que si les hommes armés tentent vraiment de s'emparer de Baïkonour et des infrastructures du cosmodrome, cela pourrait entraîner des conséquences extrêmement graves. Car aujourd'hui depuis le territoire du cosmodrome, il est possible de contrôler presque tous les engins spatiaux, sans compter que la capture de Baïkonour entraînera un manque de capacité à effectuer des lancements spatiaux.

Néanmoins, l'armée russe qui était déjà arrivée au Kazakhstan a été envoyée pour défendre Baïkonour et d'autres installations stratégiquement importantes. À cet égard, une percée des hommes armés est peu probable, bien que ces derniers aient réussi à capturer divers types d'armes, notamment des lance-grenades antichars à main, des mitrailleuses et même des systèmes antichars.Selon le journal russe Moskovsky Komsomolets, la situation à Baïkonour est relativement calme, même si l'on soutient que les employés du cosmodrome ne se sentent pas en sécurité malgré l'arrivée de l'armée russe, car le risque d'attaque sur le cosmodrome reste très élevé.

Mais ces émeutes sont-elles réellement spontanées? Vu la cohésion du mouvement qui s'est fixé comme objectif l'occupation des aéroports, des centres armés puis des villes entières, il est peu probable que les États Unis et l'Otan ne soient pas derrière ce mouvement.  Face aux protestations, le gouvernement kazakh a annoncé sa démission, mercredi. Il a réduit le prix de l'essence encore au plus bas qu'il ne l'était. L’ancien président Noursoultan Nazarbaïev a été désigné de présider le Conseil de sécurité nationale.

Mais le peuple ne renonce pas à sa revendication qui n’est que le renversement du système politique kazakh.L’on doit attendre et voir ce qui se passe au Kazakhstan. Mais les États-Unis et l'Union européenne profiteront de cette occasion pour imposer des sanctions contre le Kazakhstan et la Russie, qui a envoyé des troupes dans ce pays.

L'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), dont la Russie est le chef de file, a annoncé, jeudi, l'envoi de forces de maintien de la paix au Kazakhstan, à la demande du président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev.

Compte tenu du volume des manifestations, il semble que le peuple les poursuivra encore quelques jours au moins. C'est d’ailleurs ce qu’a dessiné l'Occident contre la Russie… Autrement dit, au lieu d'une confrontation militaire directe avec les Russes en Ukraine, l’Occident exercera une pression médiatique et politique sur la Russie au Kazakhstan.

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