Islam en France : Une ministre pakistanaise critique Macron. Paris condamne des propos « détestables et mensongers »

Islam en France : Une ministre pakistanaise critique Macron. Paris condamne des propos « détestables et mensongers »

La ministre pakistanaise des droits de l’Homme, Shireen Mazari, a violemment critiqué le président français pour son traitement de la question de l’Islam et des musulmans en France.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) :  « Macron fait aux musulmans ce que les nazis infligeaient aux Juifs », en ajoutant que « les enfants musulmans devront avoir un numéro d’identification, comme les Juifs étaient forcés à porter l’étoile jaune sur leurs vêtements pour être identifiés », a-t-elle écrit samedi 21 novembre sur sa page Twitter.

Dans un communiqué, le ministère français des Affaires étrangères a répliqué condamnant des propos « détestables et mensongers ».

« Un membre du gouvernement pakistanais s’est exprimé aujourd’hui sur les réseaux sociaux dans des termes profondément choquants et injurieux à l’égard du président de la République et de notre pays », s’indigne la diplomatie française, en qualifiant ces propos « détestables » de « mensonges éhontés, empreints d’une idéologie de haine et de violence ».

Depuis plus de trois décennies, les musulmans de France font régulièrement l’objet d’une campagne de stigmatisation qui dénigre leurs pratiques religieuses. Sous prétexte qu’elles sont contraires aux valeurs de la République et de la laïcité.

Les filles voilées sont interdites de fréquenter les écoles publiques à condition d’ôter leur voile. Elles doivent aussi faire de même pour les photos sur les pièces d’identité. Elles ne peuvent être admises comme fonctionnaire dans la fonction publique avec leur hijab.

Récemment, le ministre de l’intérieur Gérard Darmanin, sous prétexte de lutter contre l’Islam politique, a proposé au Conseil d’Etat un projet de loi pour p6naliser ceux qui refusent de se faire soigner par une femme dans les hôpitaux publics sachant que c’est droit garanti par le ministère de la Sante que de choisir son soignant.
Dans la loi proposée, jugée liberticide par ses réfractaires et sans aucun lien avec l’Islam politique, la peine suggérée est 5 ans de prison et 72 mille euros d’amende.

Darmanin s’est même vanté qu’il irait jusqu’à interdire les aliments halal dans les rayons des supermarchés si on le laissait faire.

Le mois de septembre passé, le président français a soulevé un tollé auprès des musulmans dans le monde, en soutenant la republication des caricatures du prophète Mohamad (s), par l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

Depuis cette date, le Pakistan est le théâtre de manifestations anti-françaises, souvent houleuses.

« Le Pakistan doit rectifier ces propos et retrouver le chemin d’un dialogue fondé sur le respect », insiste la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

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