Iran: Israël reconnaît la défaite de sa stratégie

Iran: Israël reconnaît la défaite de sa stratégie

Un ancien responsable israélien a reconnu la défaite stratégique de Netanyahu vis-à-vis de l’Iran et a appelé Tel-Aviv à prendre en considération les avertissements de Washington à ce propos.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Amos Gilad, ancien chef de la division de recherche de l’Aman (renseignements militaires), a évoqué les récents avertissements des États-Unis à Israël concernant l’inefficacité de toute attaque contre les installations nucléaires de l’Iran.

« La stratégie du gouvernement de Netanyahu a échoué, car il a favorisé l’annulation de l’accord nucléaire et c’est depuis cet événement que les Iraniens ont commencé à faire des progrès », a déclaré Amos Gilad, lors d’un entretien accordé à Radio Israël.  

Et d’ajouter : « Nous avons déjà poussé, une fois, les États-Unis à annuler l’accord, mais cela a abouti à un progrès dramatique et remarquable de l’Iran et il a atteint un niveau qu’il n’avait jamais atteint auparavant. Il s’agit d’un échec. »

Amos Gilad a révélé qu’Israël n’avait pas amélioré et renforcé ses capacités militaires en supposant que l’accord serait respecté.

« Nous devons souhaiter que les États-Unis puissent convaincre l’Iran, car s’il arrive à fabriquer une arme atomique, l’équilibre de sécurité dont nous profitons aujourd’hui sera complètement affaibli et cela est très important. »

Dans ce contexte, le site web israélien Walla a mis en garde le Premier ministre du régime contre les déclarations virulentes qui pourraient entraîner l’isolement d’Israël en matière du dossier nucléaire de l’Iran.

« Quant à l’Iran, Bennett emboîte le pas à Netanyahu et Israël pourrait se retrouver, de nouveau, sur le ban des nations », indique un article publié par Walla.

« Trois mois après que Naftali Bennett a promis au président Biden de ne pas lancer une compagne contre le retour des États-Unis à l’accord nucléaire, il semble vouloir emboîter le pas aux politiques de son prédécesseur. Cela se produit dans un contexte de réticence éprouvée par les Américains, à l’approche de la reprise des négociations avec l’Iran », a-t-on appris de l’article, rédigé par Barak Ravid, un journaliste et commentateur israélien.

« Pendant les deux dernières semaines, Bennett a commencé à reprendre les positions de Netanyahu : lui et ses conseillers ont tenu des propos contre Robert Malley, envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, avant son arrivée à Tel-Aviv et Bennett est allé même plus loin en demandant à son ministre des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, de ne pas recevoir Robert Malley. La demande a été toutefois rejetée par Lapid. »

Barak Ravid s’est ensuite référé aux propos d’un haut responsable israélien qui a déclaré, sous l’anonymat : « Le changement de position de Bennett pourrait puiser dans sa crainte de voir les États-Unis se contenter d’un accord temporaire avec les Iraniens en raison des complications d’un retour à l’accord nucléaire. »

Barak Ravid continue : “Bennett a fustigé, lors de son discours de mardi, le patrimoine que Netanyahu lui a laissé à propos de l’Iran, mais nous ignorons pourquoi il a brusquement décidé de reprendre ses politiques et son discours.”

Le journaliste israélien a finalement rappelé que la méthode dont avait géré Netanyahu le dossier nucléaire iranien sous le mandat de Barack Obama avait privé Israël de chance d’influencer les politiques des États-Unis envers l’Iran.

Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a prononcé, mardi 23 novembre, un discours sur le nucléaire iranien lors d’une conférence à l’Institut de politique et de stratégie de l’Université Reichman à Herzliya.

Bennett s’est déclaré prêt à intensifier la confrontation avec l’Iran, signalant qu’Israël n’est lié par aucun accord nucléaire.

Il a ajouté qu’Israël devait préserver sa liberté d’action et sa capacité d’agir, en toute situation et en toute circonstance.

 

Alors que le régime israélien avait précédemment déclaré qu’il serait ouvert à un nouvel accord nucléaire, Naftali Bennett a réaffirmé l’autonomie d’Israël pour prendre des mesures contre l’Iran.

“Dans tous les cas, même si un accord est renouvelé, Israël n’en fait pas partie, Israël n’est pas et ne s’engagera pas dans un tel accord,” a-t-il insisté.

Bennett a également décrit la manière dont Israël “s’est endormi” en 2015 après la signature de l’accord nucléaire du Plan d’action global conjoint (JCPOA) : “L’erreur que nous avons commise après le premier accord nucléaire ne se reproduira pas”.

Ce discours intervient à moins d’une semaine des pourparlers prévus à Vienne.

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