Hélios Ray: Front "naval" Israël/Iran!

Hélios Ray: Front

Cette affaire "Hélios Ray" est sur le point de se transformer en une crise existentielle pour Israël ; Comment?

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Amis et ennemis se moquent de l'entité sioniste qui prétendait au mois de décembre d'envoyer dans le golfe Persique un sous-marin en appui de l'USS Georgia pour frapper les côtes iraniennes, voire faire voler ses F-35 au dessus de Natanz et de Fordo avant de les frapper, d'avoir évité de "riposter en mer" à l'attaque iranienne contre le navire cargo israélien, se cachant la tête dans la sable et préférant la "réponse facile à savoir frapper la Syrie". C'est d'autant plus risible en effet que le raid s'est avéré là encore un méga fiasco, à la faveur, dit on, des batteries de DCA made in Iran de l'armée syrienne, fraîchement arrivées sur la rive est de l'Euphrate avec l'aide efficiente de Moscou. En termes d'image, c'est fatal pour un Israël qui normalisation aidant, continue comme Cassandre à prêcher une alliance militaire "Israël-Arabie-Émirat-Bahreïn" face à l'Iran, un Iran que "Biden adoube" en voulant réintégrer "le terrifiant accord nucléaire de 2015".

"Israël fait preuve d'une impuissance organique en se gardant de faire face à l'Iran en mer, et dire que les mers entre les deux ennemis ne manquent pas : si les Israéliens ont peur du golfe Persique bourré  comme ils le disent de vedettes rapides, de missiles de croisière, de torpilles, de sous-marins Ghadir, Fateh..., les Israéliens n'ont qu'à aller en mer Rouge là où ils ont leur Eilat et leur flotte de combat navale!", fait remarquer un analyste. "Au fait si c'est l'Iran qui a fait le coup, comme le défendent les Israéliens, ces derniers sont mal partis puisqu'un nouveau front vient de s'ouvrir, front naval. Celui s'ajoute au Golan, à Gaza, au Sud-Liban et c'est infiniment plus périlleux puisque ce serait l'Iran, lui-même avec son CGRI et en plus de ses alliés qui s'y serait engagé", poursuit l'analyste. 

Revenant sur cette nouvelle perspective de combat mais en termes à peine voilés, l'ancien chef de l'agence d'espionnage israélienne (Mossad) a critiqué la politique du régime sioniste, qui "manque de profondeur face aux principaux défis et menaces qui existent" : "Israël n'a pas de vision stratégique globale, au contraire de ses ennemis, ce qui risque de lui être fatal", a relevé l'ancien chef du Mossad Tamir Pardo qui signe un article intitulé "Israël manque de stratégie"  dans le journal Yediot Aharonot. Pardo a appelé les décideurs de Tel-Aviv à adopter une stratégie globale, une synthèse et éviter de se baser sur des réflexions "unilatérales", "éparses" et "personnelles".

"L'absence de la stratégie globale ne se limite pas seulement à la politique d'Israël à l'égard du programme nucléaire iranien sous la présidence Joe Biden, mais aussi à la décision du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de permettre à certains pays de la région d'acquérir des "système d'armes stratégique", quitte à s'en priver et je pense à l’Égypte qui a acquiert des sous-marins et aux Émirats arabes unis qui veulent nos F-35. Netanyahu a monopolisé les décisions et n'agit qu'en fonction d'une vision ethnique de la sécurité en se passant allégrement de l'avis du cabinet de sécurité. La décision du cabinet d'annexer la Cisjordanie puis d’y renoncer a été un autre signe de cette politique confuse, de ce manque de stratégie globale. Ce désemparement est bien vu par nos ennemis et mis à profit"

Plus d'un voit à travers cette dernière remarque une allusion de Prado à l'affaire de Hélios Ray, ce cargo logistique appartenant à un Israélien qui a été accidenté par une double explosion le 25 février en mer d'Oman, explosions que Tel-Aviv fait incomber à l'Iran évidemment sans preuve. "Ce manque de vision globale a fait que nous nous sommes pris de court par l'incident qui était plus ou moins prévisible, l'Iran ayant reçu assez de coups de notre part pour vouloir ouvrir un nouveau front contre Israël. Reste à savoir comment y répondre et surtout nous en sommes capables". 

"Une cacophonie totale a caractérisé la couverture médiatique israélienne de cet incident, les déclarations ayant été contradictoires sur la cause de l'explosion ; certains médias israéliens ont d’abord affirmé qu'une mine se trouvait sur le passage du navire, puis ont avancé que celle-ci avait été fixée sur le navire. Ensuite une autre spéculation a été soulevée par les Israéliens selon laquelle les bateaux du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) auraient attaqué à coup de missile de croisière le navire-parking. Tout ceci renvoie à notre manque de préparation alors même que nous sommes en guerre contre l'Iran et que nous revendiquons 10 fois par mois avoir frappé ses intérêts en Syrie. Au fait ce qui vient de se produire en mer d'Oman est bien plus grave qu'il n'en a l'air. Ce n'est un secret pour personne que l’économie maritime est au coeur des jeux géostratégiques en cours et que c'est elle qui décide des guerres, des alliances, de la paix à travers le monde. Et les israéliens sont bien placés et intégrés au coeur de ce réseaux de trafic maritime."

"D'ailleurs la normalisation avec les Émirats et les pays du Golfe [Persique] renvoie à cette économie maritime et à la place israélienne en son sein. Si les Iraniens décident de viser tous les navires appartenant aux Israéliens, on peut pratiquement dire que désormais tous ces navires doivent avoir peur d’être attaqués à tout moment, et naturellement, les compagnies d'assurance seront obligées de multiplier le coût d’assurance de ces navires. C'est colossal comme le surplus de frais et c'est déjà une perte énorme", a noté l’agence de presse russe.

« Est-ce une réponse aux attaques israéliennes contre les intérêts iraniens en Syrie? Si vous attaquez nos convois en Syrie, nous vous attaquerons en mer. D'ailleurs on ne peut rien reprocher aux Iraniens dont le pétrole vendu au Venezuela, a été saisi en mer par les Américains. Mais il y a plus : ce cargo que les Iraniens semblent avoir traqué dès son départ, a été ciblé en mer d'Oman. Il se pourrait que la prochaine cible israélienne se trouve pas loin de nos côtes en mer Rouge. Il y a peu les Iraniens ont envoyé en patrouille permanente leur navire logistique Makran en mer Rouge. C'est un porte-hélicoptères, une base navale flottante dont la mission consiste à étendre la profondeur stratégique de l’Iran. Les Iraniens n'ont pas fait de mystère : le Makran a fourni diverses capacités de soutien pour plus de navigation et une présence indépendante de flottes navales de combat, de renseignement et opérationnelles iraniennes en eaux libres. Selon le commandant adjoint de la Force navale de l’armée iranienne, le contre-amiral Hamzeh Ali Kaviani, c'est une base qui peut transporter du carburant, des équipements logistiques, des munitions et des équipements de transport pour des équipes d'opérations spéciales avec à son bord cinq hélicoptères lourds de la Force navale embarqués, "ce qui nous permet d’avoir une présence autonome et suivie en eaux libres et dans le nord de l'océan Indien". »

D'ailleurs, ce navire qui est capable de livrer 100 000 tonnes de carburant et d'eau aux navires de l'armée iranienne dans différentes parties de l'eau, peut également se déplacer mille jours et nuits sans arrêt. Ce qui en dit long sur sa mission. Et quand on y ajoute sa capacité de combat avec ses deux rampes de lancement de missiles de croisière Qadir ou Nour d'une portée de 130 à 300 kilomètres qui s'y trouvent, on comprend mieux qu'un front naval que l'Iran vient d'ouvrir contre Israël n'est pas facile à traiter, surtout que ces missiles de croisière pourraient tout autant être remplacés par le missile de croisière iranien Abou Mahdi d'une portée de 1 000 kilomètres. Et dire les alliés arabes d'Israël suivent de près la réaction israélienne et que de cette réaction dépend l'avenir de la normalisation. Une manque de vision stratégique risque de coûter bien cher". 

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