Hausse inquiétante de l'islamophobie en France

Hausse inquiétante de l'islamophobie en France

Des tags ont été découverts dimanche matin sur les murs de l’Institut Ghazali spécialisé dans la formation des imams, à Martigues, dans le sud de la France, a-t-on appris.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Contacté par Algeriepatriotique, le président de l’Observatoire contre l’islamophobie a exprimé sa vive indignation et condamné cet acte «avec force» et dénoncé «ce climat antimusulman». Abdallah Zekri a apporté son soutien à la communauté musulmane de la région visée par cette profanation «ignoble». Les inscriptions marquées sur les murs sont d’une obscénité et d’une violence inouïes. Elles portent des messages à la fois islamophobes et racistes qui ne peuvent être que le fait d’éléments de l’extrême-droite française.

La mosquée de Rennes avait subi, en avril dernier, une série de profanations, trois semaines à peine après une première visite nocturne des extrémistes de droite. «Français réagissez !» «On vous avait prévenu, l’immigration tue», «Deus Vult» (Dieu le veut), lisait-on sur les murs du lieu de culte musulman. Cette attaque contre la mosquée de Rennes faisait suite à l’assassinat d’une femme agent administratif au commissariat de Rambouillet par un extrémiste d’origine tunisienne. Les auteurs des tags y faisaient clairement allusion.

A Martigues, ce dimanche, comme chez les musulmans de Rennes à l’époque des faits, c’est l’incompréhension et la tristesse. «Ces profanations répétitives et ces actes islamophobes sont une application sur le terrain de discours antimusulmans et anti-islam devenus légion sur les plateaux de certains médias lourds», accusait encore le président de la mosquée de la Paix à Nîmes, Abdallah Zekri, qui invite la communauté musulmane à garder son sang-froid. «Il faut éviter de répondre à ces provocation», a-t-il insisté, en en appelant à la responsabilité des acteurs politiques et des médias pour éviter une dangereuse escalade.

L’attaque contre le Centre culturel islamique Avicenne de Rennes, le 11 avril dernier, intervenait deux jours à peine après la tentative d’incendie qui avait visé une autre mosquée à Nantes. Les auteurs des inscriptions étaient clairement identifiables au contenu de leurs messages extrémistes : «Les Croisades reprendront», «Charles Martel sauve-nous de ces traîtres !» «Catholicisme religion d’Etat». «De tels actes condamnables étaient prévisibles», avait réagi Abdallah Zekri, qui imputait ces atteintes répétées à l’islam à la «banalisation des critiques acerbes orientées vers la religion musulmane» et aux «discours haineux distillés du matin au soir à travers les chaînes d’information en continu».

Cette nouvelle action antimusulmane intervient à quelques mois de la présidentielle de 2022 qui pourrait voir le chroniqueur xénophobe Eric Zemmour s’y présenter aux côtés de Marine Le Pen. Des affiches de l’auteur du Suicide français ont été placardées un peu partout à Paris avec ce slogan : «Zemmour président !» Le lien entre la recrudescence des provocations ciblant la communauté musulmane et les interventions quotidiennes virulentes de ce dernier contre les immigrés en général sur une chaîne française est facilement décelable.

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