Ciel syrien, Missiles "iraniens"

Ciel syrien, Missiles

Ces quelques secondes de vidéo que le chef du CentCom, McKenzie a déclassifiées pour que l’émission 60 minutes de CBS la diffuse, avec en toile de fond les comments effrayés du major général Johnson, l’un des militaires US ayant vécu l’apocalypse du 8 janvier 2020 à Aïn al-Asad,

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : images qui selon  The Drive ne mettent en scène que 5 des 13 missiles balistiques iraniens Qiam tirés  au moment de l’impact et qui aurait été tournées par un MQ-1C Gray Eagles, le seul qui aurait échappé à la coupure de liaison satellite provoquée par la frappe entre les drones de surveillance US d’une part et leur base de contrôle et de commandement de l’autre sont bien plus que du cinéma :   Ils le sont d’autant moins que le général Frank McKenzie, qui annonçait il y a à peine un mois le redéploiement des militaires US sur la côte ouest saoudienne, puisque « le golfe Persique risque de se transformer en un enfer si’il y a un face à face avec l’Iran » et que « les troupes américaines ont besoin d’une base arrière pour leurs bases multiples dans le Golfe(Persique) », les accompagne d’un : « je n’ai jamais vu des engins d’une si grande précision…. Si les Iraniens avaient voulu, ils auraient pu tuer 150 soldats…  et pulvériser entre 20 et 30 avions de combat…. »

En faisant publier ces images sur la chaine d’Etat Us, et en exposant ces manifique séances de performance du duo « furtivité/précision » balistique sous le nez du monde entier, les Américains  lèvent presque le drapeau blanc, face à une puissance balistique Iran-Résistance qui, de l’aveu des chroniquers The Drive , a fini par changer le soir du 8 janvier la donne au Moyen-Orient puisque désormais le concept Base militaire = domination miliaire n’existe plus.  Pas plus tard qu’hier soir cette même puissance s’est illustrée à nouveau  par le tir de deux « roquettes »  contre cette même base d’Ain al Asad, tirs que les médias régionaux ont tentés de déguiser en « exercices militaires interaméricains » et dont personne n’a parlé mais que toutes les parties attendaient plus ou moins puisque depuis le 25 février, et le raid des F-15 Eagle US visant la Résistance irakienne à Abou Kamal/Qaëm, sur la frontière syro irakienne, la trêve entre USA d’une part et l’axe de la Résistance de l’autre est rompue et que le pire pourrait arriver à tout instant aux Yankée, non plus seulement en Irak où plus aucune voie de communication routière, ni de base de campement n’est sûre pour les convois militaires US,  mais encore en Syrie où selon The Drive l’US Army vient de sortir de ses placards de la guerre froide des batteries de missiles Avenger par crainte des nuées de drones et de missiles de croisière de la Résistance qui attendent leur heure pour sortir du sous-sol et s’abattre sur des bases américaines à al Tanf, à Hassaké, à Deir ez-Zor.

L’OSDH, la vitrine médiatique de MI6 vient de faire état d’un vent de panique qui souffle sur al Shaddadeh, cette localité de Hassaké où le Pentagone détient une base , fraichement étendue dans l’objectif de servir de relais aux chefs terroristes relâchés par les FDS avant qu’ils ne partent à bord des hélicoptères à al-Tanf ou encore à al-Anbar.

Par crainte d’avoir à faire face à la fois à l’armée tribale, aux salves de roquettes et de missiles de celle-ci ou de ses alliés de la Résistane  l’armée américaine a ordonné aux Forces démocratiques syriennes (FDS) de boucler toute la ville de Shaddadeh, ce qui revient à dire que toutes les artères donnant à la localité est bloquées et la circulation y est interdite. Les Yankées ne vont pas par quatre chemins et ont même mis les verrous sur les portes des magasins et commerces, en établissant un couvre-feu de facto. Est-ce normal ? Les observateurs évoquent évidemment le trafic de terroristes héliportés qui s’intensifie entre les prisons de Hassaké , puis la base de Shaddadeh et enfin al Tanf . Sputnik va de son commentaire et affirme : « Selon les sources locales à Hassaké, le point le plus lointain dans le Nord-est de la Syrie,  ces mesures militaires et de « sécurité » de l’armée américaine et des FDS seraient à être liées à l’attaque menée il y a quelques jours contre les positions des miliciens, près du gazoduc d’al-Jabsah, une zone qui pour le reste, abrite deux prisons où sont détenus des milliers de terroristes arabes et non arabes, dont des daechistes. »

Et Sputnik de pousruivre : «  En raison de la pandémie de Covid-19, la base américaine dans la ville d’al-Chaddadi a été fermée il y a deux jours ; dans le cadre d’une soi-disant coalition internationale, la base abrite des effectifs de diverses nationalités qui y sont en mission. »

Et bien le média russe ne nous apprend pas grande chose en évoquant que les prisons bourrés d’agents takfiristes du Pentagone se trouvent tout près des gisements énérgétiques et que c’est dans des zones paraielles que s’implantent souvent les bases militaires illégales US où ces memes terroristes sont entrainés et financés suivant la pure tradition américaine. Ceci étant, l’affaire de Covid-19 qui a fait son apparition dans la zone depuis plus d’un an ne pourrait expliquer le blocus terrestre et aérien imposé à Hassaké et surtout à Shaddaeh, qui se situe sur la route donnant accès à Deir ez Zor puis au-delà à al Tanf.

Que se passe-t-il réellement ?

Le raid du 25 février des F-15 américain contre Abou Kamal/Qaem qui a fait un mort dans les rangs de la Résistance irakienne en dépit de son ampleur puisqu’il a visé « sept cibles » en avait fait douter, mais les Américains en ont le cœur bien net depuis la frappe ratée du 28 février d’Israel contre la banlieue de Damas. En effet le 25 février, la flotte de combat US s’et exposée à la risée des experts en n’ayant réussi qu’à frapper des cabines métalique et des arbres à l’entrée de la base de Imam Ali, haut lieu des alliés de la Résistance de l’armée syrienne à l’est de l’Euphrate. Image satellite à l’appui, Avia.pro se moque d’une puissance aérienne US dont seuls deux des sept missiles à guidage satellite ont touché le sol, « les engins ayant été visiblement ankylosé par des dispositifs de brouillage et de guerre électronique made in Iran ».

Mais le bouclage de Hassaké s’explique aussi par cette méga ratage du 28 février signé les F-16 d’Israël qui retranchés dans le ciel du Golan se sont mis à frapper la banlieue de Damas, dit on en riposte de ce navire cargo « frappée «  le 25 février dans la mer d’Oman. Et comment ?

Rai al Youm écrit : « Il semble que le moment des frappes de missiles israéliens pour frapper des cibles militaires et civiles en Syrie touche à sa fin, l'agence de presse officielle Novosti le laissant entendre.  Les systèmes de missiles Pantsir-S et Buk auraient cette fois répondu efficacement aux  frappes aériennes israéliennes qui ont visé des sites au sud de la capitale syrienne dimanche, évitant à la fois des pertes en vie humaine et en équipements .. Cette hypothèse semble étre fiable puisque l’info a été rapportée par une source officielle russe, ce qui est une première depuis le début de la guerre et donne l’impression d’un alignement total russe sur la guerre anti Israël de la Résistance ».  

Mais il se pourrait que les choses soient dans la réalité légèrement différentes de ce que racontre le journal en ligne, Rai al Youm. Il y a deux semaines la Russie a ouvert grand les portes de son aéroport militaire Hmeimim aux vols militaires iraniens bourrés visiblement de missiles tactiques et de rampes de lancement mais aussi … de batteries de DCA Khordad-15.

Le système de missile iranien Khordad-15 inspirée de BUK russe fait mieux que Buk M3 qui n’a qu’une portée d’interception de 70 kilomètres car Khordad -15, est capable d'identifier des avions de chasse, des missiles de croisière et des drones à 150 km et de les suivre et intercepter dans un rayon de 120 km ; il est aussi capable d'identifier des cibles furtives à une distance de 85 km et peut les intercepter et détruire dans un rayon de 45 km. Ce sera donc un excellent barrage contre des drones et missiles ennemis surtout qu'il est à même de détecter, d’intercepter et de détruire 6 cibles à la fois.

En effet, l’une des autres caractéristiques de ce système de défense antiaérien made in Iran qui a l’air d’avoir atteint la banlieue de Damas , c'est le temps très court qu'il met pour entrer en opération soit moins de 5 minutes. Dans son communiqué particulièrement sobre qui commente le raid israélien du 28 favrier SANA évoque « un temps record de 8 minutes pour l'interception et la destruction de la totalité des missiles ».  La portée de ses missiles antimissiles Sayad de la batterie de DCA iranienne, dans une confrontation ordinaire, est de 75 km tandis que le plafond du vol de ces missiles s'établit à 27 km. 

Le Khordad-15 est aussi doté d’un radar tridimensionnel à balayage électronique (Phased array ou une antenne réseau à commande de phase) qui renforce ses capacités à contrer les guerres électroniques et à en produire des supressions, ce qui semble se produire le 26 favrier face aux F-15 US. Alors le Covid-19, la vraie raison du bouclage du ciel de Hassaké ? Visiblement pas: des missiles de précision de la Résistance plus une DCA bien solide, ce n'est pas un cocktail à côté duquel le général Austin puisse passer indifféremment sans avoir à réflechir deux fois à la prochaine frappe visant l'est de l'Euphrate. 

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