Base US à Al-Tanf "bombardée"!

Base US à Al-Tanf

Ce deuxième vol militaire iranien en moins d’une semaine à avoir été envoyé le 10 février à Lattaquié et qui s’est posé à la base aérienne russe de Hmeimim sous protection rapprochée des batteries de missiles Toshka de l’armée russe, lesquels missiles ont royalement et presque simultanément à l'atterrissage de l’appareil iranien, intercepté puis détruit en plein ciel de la base, ...

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : une flopée de missiles de croisières US/Israël, n’a pas été la seule surprise que l’Iran a tenue à faire au président Joe Biden avec l’aide efficiente de son partenaire russe: Certes, cette liaison aérienne militaire désormais « régulière » entre Téhéran et Hmeimim qui toute raison garder semble faire écho au récent message iranien à Poutine, va booster la puissance « aérienne et aérospatiale » de la Syrie et partant du Hezbollah aux portes d’Israël, avec en toile de fond davantage de batteries de missiles anti- missiles, de missiles tactiques, de dispositifs de brouillage et de suppression, ainsi que des radars et de drones de tout genre à déployer sur la frontière syro-libanaises ou encore à Idlib occupé par le Sultan.

Mais un corridor aérien militaire iranien vers la Syrie et qui de surcroît s’accorde une zone permanente au cœur de la plus grande base  aérienne russe dans le Moyen-Orient, base dont The Drive disait que Moscou compte l’utiliser pour des opérations ultérieures à travers non seulement la Syrie mais encore la Méditerranée, l’Afrique du Nord voire la corne de l’Afrique , pourrait ne pas contenir que des « missiles » , genre ceux qui ont pulvérisé le 4 février un Hermès 450  dans le ciel du sud Liban. Créer un « stands militaire iranien » à Hmeimim, cela pourrait donner des grains à moudre insoupçonnés à l’axe US/Israël : genre ces opérations conjuguées dont les images récentes viennent d’être publiées par Flight radar 24 et qui mettent en scène de superbes « opérations synchronisées » drones Mohajer-4/Shahed-129-Sukhoi contre les terroristes pro-Turquie à Idlib.

L’une d’entre elles, celle du 26 octobre 2020 s’est déroulée d'ailleurs à Kfar Takharim  dans la banlieue idlibine et s’est soldée sous les yeux ahuris des Américains, des Turcs otaniens et des Israéliens, par la liquidation de plus de 120 terroristes de Falaq al-Sham. Et ce n’était que l'oeuvre d’un seul Mohajer-4 qui a combiné sa mission à celle d'un Su-34 de l’armée russe, ayant décollé justement de Hmeimim. De l'Iran à Hmeimim a donc de quoi gravement inquiéter l'axe US/Israël. Car imaginons que le stand iranien se mette dans les jours et les semaines à venir à s'élargir davantage au cœur de Hmeimim pour contenir des nuées de drones de type Arash, la Russie ne disposant pas de drones en Syrie mais davantage de chasseurs. 

C'est un drone "aveugleur" puisque à la fois kamikaze et défonceur de radar soit une capacité à faire bousiller des batteries de DCA, et ce, à la faveur des récepteurs d'onde-radar placés au cœur de dispositif. D'une portée de 2000 kilomètres, l'appareil est doté d'un dispositif de navigation visuelle autonome qui le rend totalement indépendant du système GPS américain, système contre quoi la Russie a fabriqué son Glonass. Cela veut dire que partie de Hmeimim, une nuée de Arash saurait sans se faire détecter par les radars US/Israël/OTAN se battre sur les positions américaines à l'est de l'Euphrate, par exemple à al Tanf où selon une information de Sputnik arabe datée de ce vendredi 12 février, "les officiers américains, britanniques, français et golfiens recevaient depuis le début de l'année en cours et de façon régulière, les terroristes daechistes que les FDS relâchent à Hassake, ou que les chars US ramènent de l'Irak voisin, pour leur apprendre comment s'en prendre à l'armée syrienne et aux positions de la Résistance et de la Russie, sur l'est de l'Euphrate. D'ailleurs, ce ne serait pas la Russie que le chef du Pentagone a juré de "faire enliser" en Syrie puis "d'expulser du Moyen-Orient" qui s'opposerait à une telle perspective. 

Arash a une endurance non stop de 1400 kilomètres (pouvant aller jusqu'à 2000 kms) dans la version que le CGRI iranien vient de tester aux termes de ses grandes manœuvres  décembre 2020-Janvier 2021 : ayant quitté à l'heure zéro -les côtes du Makran - côte sud de l'Iran- le superbe Arash a pulvérise sa cible à Semnan (centre de l'Iran), soit sur une distance de 1400 kilomètres qu'il a parcourue, loin du GPS US/Israël. Cet exercice réussi a d'ailleurs fait de l'Iran la seule puissance de drones à pouvoir lancer à l'assaut des drones kamikaze-anti-radar sur une distance aussi importante et à ne pas rater le coup et une Syrie que Biden le Démocrate et son clan issu des armuriers US est le terrain le plus propice où Arash saurait manifester ses talents. Après tout, le Harop israélien n'a qu'une portée de 1000 kms.

Mais un stand iranien, planté au cœur de Hmeimim à Lattaquié et prêt à être servi de base arrière  aux nuées de drones visant al-Tanf n'est pas l'unique surprise que la Résistance compte faire au nouveau président US, lequel à défaut de toute autre idée table sur les plans rancis comme Daech pour faire retarder la disparition de l'Empire. Vendredi 12 février et pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie, l'Iran a annoncé vouloir lancer dès le 10 mars une ligne de transport maritime direct Bandar Abbas (sud de l'Iran) -Lattaquié. Cette ligne qui on s'en doute fait écho à la route stratégique terrestre Iran-Irak-Syrie-Méditerranée, et transitant par le point de passage Abou Kamal/Qaem, est un royal pied de nez à l'adresse de la nouvelle administration qui dit vouloir maintenir la loi de César, espérant que la famine ferait renverser l'Etat syrien. 

Selon le chef de la Chambre de commerce mixte Iran-Syrie, Keyvan Kashefi, « la coordination nécessaire a été effectuée entre la Chambre mixte Iran-Syrie, la Compagnie maritime de la République islamique d'Iran (IRISL) et le bureau du développement des relations économiques entre l’Iran, l’Irak et la Syrie pour que les cargos puissent transporter du fret d'Iran en Syrie une fois voire deux fois par mois ».

Et le responsable d'ajouter : " un programme d’expédition régulier aurait certainement un impact positif sur le volume des exportations iraniennes vers la Syrie et le commerce entre les deux pays. Il n'y a aucune restriction sur les articles qui peuvent être exportés ; ces navires sont à la fois des porte-conteneurs et des vraquiers. Les hommes d’affaires peuvent donc choisir la Syrie comme une destination d'exportation, s'ils le souhaitent ».

Mais cette liaison maritime Iran-Syrie est plus qu'une simple voie de transite de marchandises. C'est un corridor maritime anti sanction US, volet marchand, et que l'Iran officialise à dessin après des années de transfert par voie contournée du pétrole à son allié syrien. Et il le fait pour accélérer la livraison des vivres à la Syrie alors même que Bident et ses acolytes croient naïvement possible la réapparition de Daech en Irak et au Levant. Evidemment le trajet est long et la Russie pourrait fournir le soutien de ses navires aux cargos iraniens. Mais les choses pourraient se passer légèrement différemment : les vols militaires qui arrivent désormais régulièrement à Hmeimim pourraient contenir de quoi booster la marine syrienne. Et ce sera cette même marine qui assurera la protection de cette liaison maritime. Il y a peu le PM syrien dénonçait les parties qui avaient saisi sept pétroliers syrien dont deux en mer Rouge, quitte à soumettre la Syrie à la pénurie de pétrole. Tout le monde a compris que ces pétroliers transportaient du pétrole iranien à la Syrie et que la Résistance ne permettrait pas que ce genre de piraterie maritime perdure. 

En attendant que la base navale russe Tartous finisse par faire du place à un stade naval iranien, les pièces des vedettes rapides du CGRI pourraient gagner la Syrie à bord des vols iraniens à Hmeimim. D'ailleurs l'une de ces vedettes rapides a brillé cette semaine lors des exercices de la marine du CGRI, le dénommé Seraj. Avec une vitesse de 100 nœuds, Seraj, nouvelle vedette rapide iranienne est dotée de deux missiles de croisière,  Kowsar ou Nasr. Ces deux modèles de missiles de croisière légers sont principalement équipés de systèmes de guidage radar, optique et thermique différents selon le type de mission et constituent une bonne option les opérations de transfert de pétrole et de marchandises depuis Bandar Abas à Lattaquié, si Biden et Cie comptent refaire le coup de blocage des "pétroliers ou cargos syriens" en Méditerranée ou en mer Rouge. 

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