Bab el-Mandeb, bientôt "Hormuzisé"?

Bab el-Mandeb, bientôt

En allusion à l’intensification des agissements des Émirats arabes unis sur le sol yéménite, un site Internet yéménite a écrit : « Abou Dhabi a-t-il encore besoin d'un avertissement pratique et sérieux des forces armées yéménites ? »

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : En décembre dernier, Hamid Abdul Qadir Antar, conseiller du Premier ministre du gouvernement de Sanaa, a de nouveau averti les Émirats arabes unis dans une interview à Al-Ahed News que s'ils ne se retiraient pas du Yémen, ils seraient à nouveau attaqués, et « puisque Dubaï et Abou Dhabi sont à portée de main des forces yéménites, une seule attaque contre les Emirats arabes unis paralysera complètement le pays, notamment la ville de Dubaï ».

Après la huitième opération importante des forces de Sanaa à l’étranger, qui a été menée au fin fond de l'Arabie saoudite, Yahya Saree, porte-parole des forces armées yéménites, avait prévenu que la banque de cibles aux EAU serait à portée de main des missiles et des drones yéménites si les Émirats arabes unis poursuivaient leurs actions et leurs attaques au Yémen.

Ces messages d'avertissement indiquent qu'Abou Dhabi semble avoir oublié les attaques des Yéménites en 2017 et 2018 dans les profondeurs du territoire émirati et qu’il a besoin d'un nouvel avertissement.

Critiquant le rôle négatif des Émirats arabes unis dans la destruction du Yémen, Ali al-Qahoum, un dirigeant d’Ansarallah, a déclaré hier qu'Abou Dhabi prétendait à tort qu'il avait retiré ses forces du Yémen. Les Émirats ont repris leur agression contre le Yémen et jouent ce rôle avec le soutien des groupes terroristes Daech et al-Qaïda.

Dans un article, le site d’information Alkhabaralyemeni a écrit : « La crise actuelle est une guerre, pas de blagues. C'est ainsi que Sanaa a géré la situation au cours des sept dernières années, et à l'inverse, ce sont les calculs de la coalition saoudienne qui ont sous-estimé les capacités des Houthis et ont déclaré que l'occupation du Yémen n'était qu'une blague et qu’elle (la coalition) pouvait prendre le contrôle du Yémen en deux semaines. »

« La coalition s'est rendu compte plus tard de son erreur de calcul, et l'Arabie saoudite, en raison des frontières communes avec le Yémen, où les forces de Sanaa ont pu pénétrer dans la périphérie de Najran et lancer des frappes de missiles et de drones contre des installations vitales et des cibles stratégiques, a subi le plus de dégâts depuis le début de la guerre.

En conséquence, « alors que les Émirats arabes unis utilisaient leur distance géographique avec le Yémen et agissaient comme une « petite Sparte », selon un communiqué d'Issa al-Mazrouei, chef adjoint de l'état-major interarmées, les Émirats arabes unis ont recruté 90 000 soldats et les ont forcés à étendre leur contrôle sur les provinces du sud, les côtes de Taëz et les îles de Socotra et Périm, puis ils ont tenté d'avancer pour contrôler la ville de Hudaydah ».

L’article poursuit que parallèlement les forces de Sanaa travaillaient au développement de leurs capacités militaires, notamment des missiles balistiques et drones ainsi que des capacités navales, et avec des progrès qualitatifs significatifs, les Emirats étaient à leur portée de main.

Dans ce contexte, le 4 décembre 2017, les Émirats arabes unis ont été la cible d'un missile balistique qui a touché le réacteur nucléaire de Barakah. Plus tard en 2018, selon le journal britannique Middle East Eye, deux champs pétroliers non déclarés ont été ciblés, et puis après l’annonce officielle de l’attaque contre des positions saoudiennes à la frontière des Émirats arabes unis, la frappe contre l'aéroport d'Abou Dhabi a été annoncée publiquement.

Ces opérations comportaient des messages qu'Abou Dhabi considérait comme dangereux ; surtout après que les forces de Sanaa ont diffusé une vidéo du moment de l’attaque contre l'aéroport d'Abou Dhabi, ce que le gouvernement émirati avait démenti, puis les forces yéménites ont annoncé que des dizaines de cibles à l'aéroport étaient à leur portée et qu'une seule attaque coûterait cher à Abou Dhabi.

Selon l'auteur, les EAU étant un pays qui mise sur l'investissement et le tourisme, ces messages constituaient une menace pour le sort et l'avenir de ce pays émergent. Par conséquent, il a été décidé de tenir une réunion d'urgence le 20 juin 2019 en présence du prince Mohammed ben Zayed Al-Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi, et de Mohammed ben Rashid Al-Maktoum, prince de Dubaï et Premier ministre des Émirats arabes unis. Al-Maktoum a déclaré lors de cette réunion que les Émirats arabes unis seraient privés d'investisseurs étrangers si un seul missile tombait sur leur territoire et ne pouvait pas empêcher le départ de leurs travailleurs asiatiques. Par conséquent, le résultat de cette réunion a été l'annonce du retrait du Yémen.

Selon les informations disponibles, Alkhabaralyemeni a précisé que « les Émirats arabes unis ont alors informé Sanaa qu'ils se retiraient du Yémen, mais ont ensuite hésité et n’ont retiré que leurs forces militaires, continuant à participer partiellement aux opérations aériennes et terrestres en soutien à leurs mercenaires ».

« La guerre au Yémen est devenue un bourbier pour le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane après le retrait des Émirats de certaines parties du Yémen », écrivait alors le New York Times. « Récemment, les Émirats arabes unis sont revenus sur le devant de la scène, comme s'ils avaient oublié les messages qui leur étaient adressés, et ont envoyé des troupes qui leur sont fidèles à Shabwa, et après s'être retirés de Hudaydah, ils essaient d'avancer vers la ville d’al-Barah. Sanaa n'a pas attendu longtemps et a proféré une menace directe de frapper des cibles au plus profond des Émirats arabes unis, comme l'a déclaré le porte-parole des forces armées yéménites, le général de brigade Yahya Saree, lors d'une récente conférence de presse détaillant la saisie d'un navire militaire émirati dans les eaux yéménites et a déclaré : nous disposons de bonnes options et nos forces ont le pouvoir et la volonté de riposter à toute escalade d’agression », conclut l’article.

342/


Faite Entrer votre commentaire

Votre e-mail ne sera pas publiée . Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

NECESSITE-D_UNE-CONNAISSANCE-MUTUELLE