Attaque anti-israélienne au Maroc?

Attaque anti-israélienne au Maroc?

À l’approche du premier déplacement du ministre israélien des Affaires militaires au Maroc, les anti-normalisation ont appelé à une journée de colère.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Les Marocains qui s’opposent à la normalisation de relations entre Rabat et Tel-Aviv ont appelé à l’organisation d’une manifestation de protestation, demain mercredi, simultanément à la visite au Maroc du ministre israélien des Affaires militaires Benny Gantz.

Le Front marocain pour le soutien à la Palestine et la lutte contre la normalisation a appelé tous les Marocains à prendre part à un rassemblement de protestation qui se tiendrait mercredi 24 novembre devant le Parlement, à Rabat.

Benny Gantz arrivera ce mardi soir au Maroc pour discuter avec les responsables marocains d’un éventail de sujets dont l’essor des coopérations sécuritaires entre Rabat et Tel-Aviv.

Le Front marocain pour le soutien à la Palestine et la lutte contre la normalisation a demandé à toutes les ONG pro-palestiniennes ainsi qu’à tous les militants et citoyens de prendre part massivement au rassemblement de contestation prévu mercredi devant le Parlement afin d’exprimer leur colère contre la visite du « Boucher de Gaza » au Maroc.

Dans la foulée, les utilisateurs des réseaux sociaux ont partagé le hashtag « non à l’accueil du terrorisme sioniste ».

Al-Tayyeb Madhmadh, coordinateur du Front marocain pour le soutien à la Palestine et la lutte contre la normalisation, a déclaré à Al-Araby Al-Jadeed que ce rassemblement était en parfaite conformité avec la position nationale des Marocains qui s’opposaient à la normalisation des relations entre Rabat et Tel-Aviv.

Après les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan, le Maroc était le quatrième pays à normaliser ses relations avec le régime israélien, sous l’égide des États-Unis.

Par ailleurs, le projet de la mise en place d’une base militaire israélienne à moins de 200 kilomètres des frontières algériennes et à moins d’une dizaine de kilomètres de Melilla, l’enclave espagnole située au nord du Maroc a suscité une véritable levée de boucliers en Espagne comme en Algérie.

Cette information a été révélée le 16 novembre dernier par le quotidien généraliste numérique El Español. Rabat prépare secrètement avec Tel-Aviv la construction d’une base militaire près de la ville de Melilia, dans la région de Nador située à moins de 200 kilomètres des frontières algériennes.

Selon la même source, l’une des zones dans lesquelles cette base aérienne militaire commune est en cours d’installation est la ville désertique d’Afsó, près de l’aéroport de Monte Arruit, au sud de la ville autonome de Melillia.

Ce projet d’une base militaire envisagé entre le Maroc et Israël « dépasse les accords d’Abraham que le Maroc a également signé avec les États-Unis en octobre 2020 », indique à ce propos une source des renseignements étrangers, consultée par le média espagnol.

Cette information intervient quelques jours avant la première visite de Benny Gantz au Maroc qui devrait avoir lieu les 24 et 25 novembre. 

Au cours de ce voyage officiel, Gantz devrait s’engager à fournir au Maroc le système avancé de défense aérienne Dôme de fer, actuellement fabriqué pour les États-Unis.

« Israël et le Maroc travaillent déjà sur un projet qui conduira Rabat à fabriquer des drones militaires. Dans ce cadre, il est prévu que la semaine prochaine, lors de la visite de Gantz, de nouveaux accords soient signés pour développer au Maroc une industrie liée à la production de munitions de maraude, également connues sous le nom de drones kamikazes », a précisé à ce propos la même source.

« L’accord d’entente pour explorer les opportunités d’investissement qui sera signé par les responsables des deux pays, lors de la réunion prévue la semaine prochaine à Rabat, comprend également la construction d’une base militaire commune au sud de Melilla, selon la source espagnole précitée », a expliqué encore Info Defensa.

Le même média espagnol a cité une source « des renseignements étrangers » qui considère que l’alliance envisagée avec Israël « dépasse les accords d’Abraham que [le Maroc] a également signés avec les États-Unis en octobre 2020 », et qu’elle a été définie comme « la feuille de route en défense » qui reliera les deux pays jusqu’en 2030.

« Ces dernières années, Rabat a engagé un processus de renouvellement et surtout de modernisation du matériel et des équipements de ses Forces armées royales, dont les principaux fournisseurs sont la France et les États-Unis, à qui s’ajoute désormais à Israël, dans le cadre de la reprise des relations entre les deux pays il y a près d’un an », a indiqué le même média spécialisé qui dévoile ainsi les tenants et aboutissants de toute une nouvelle stratégie consistant pour le Maroc à établir un axe majeur avec Tel-Aviv dans le cadre de la construction d’une force de frappe régionale qui pourrait inévitablement modifier les rapports de force et troubler l’ordre établi en Afrique du Nord ainsi qu’au sud de l’Europe.

Cette nouvelle configuration a éveillé les inquiétudes des autorités espagnoles qui regardent d’un très mauvais œil ce rapprochement militaire approfondi entre Rabat et Tel-Aviv. Un rapprochement qui pourrait mettre aisément en péril la sécurité de Melilla et des intérêts espagnols dans la région. Et Alger partage amplement ces inquiétudes, ont confirmé à Algérie Part plusieurs sources diplomatiques et militaires algériennes bien introduites au sein des sphères du pouvoir algérien.

L’Algérie appréhende énormément l’installation de cette future base militaire israélienne à moins de 200 kilomètres des de la ville de Maghnia, à l’extrême ouest du pays. Ce déploiement militaire israélien massif au Maroc est vécu comme un « acte d’agression » direct et frontal contre la sécurité nationale en Algérie, certifie nos sources d’après lesquelles rien n’est absolument « fortuit » dans ces partenariats militaires poussés entre Rabat et Tel-Aviv. Des contacts approfondis ont été établis ces dernières 48 heures entre Alger et Madrid pour formuler des protestations officielles contre l’installation de cette base militaire israélienne dans la région de Nador au nord du Maroc. Des protestations qui seront formulées auprès de plusieurs instances internationales et partenaires internationaux qui activent dans le cadre de la coopération militaire et sécuritaire en Méditerranée Orientale.

Par ailleurs, Alger n’écarte pas la possibilité de proposer à l’Espagne un « renforcement de l’entraide militaire et sécuritaire » pour contrecarrer ce que nos sources qualifient de « velléités hégémoniques » israéliennes et marocaines dans la région.

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