À Haïfa, la Syrie abat un F-16!

À Haïfa, la Syrie abat un F-16!

S’il y a une chose que le général McKenzie, chef du CentCom, dont les aveux d’une cuisante réalité en janvier dernier sur la fin de plus de 50 ans de suprématie de l’US Air Force au Moyen-Orient sous l’effet de ces milliers de drones qui « surgissent soudain du néant » et qui « furtifs »

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : s’abattent quand et où ils le veulent, sans que l’armée US soit capable ni de les intercepter, encore moins de les repousser, sont définitivement entrés dans l’histoire, a appris en 40 ans de bataille anti-Résistance, c’est d’alarmer bien les amis via un discours adressé à l’ennemi : il en va ainsi de ce constat que l’intéressé a dressé ce mercredi soir lors d’un entretien à la presse US où le général tout en faisant le jeu US de menacer l’Iran de frappe militaire si les négociations de Vienne n’aboutissaient pas, a lancé un avertissement à Israël comme quoi « les missiles tactiques iraniens ont prouvé leur capacité à atteindre avec une très haute précision leur cibles ».

Certes n’importe quel analyste, un tant soit peu au courant de l’actualité de ces deux dernières années au Moyen-Orient, penserait aussitôt à Ain al-Asad, base US en Irak, et à la salve de 13 missiles balistiques tactiques Qiam-113 que le CGRI y a lancé le 8 janvier 2020 en représailles au lâche assassinat du haut général Soleimani, attaque dont les pertes, 150 militaires tués et maquillées en commotionnés cérébraux part Trump et sa bande, a poussé l’Amérique à revoir de fond en comble son concept fondateur base militaire=domination géostratégique.

Mais ce serait un peu rater l’actualité immédiate que de renvoyer tout à Ain al-Asad. Au fait McKenzie qui a reconnu que « l’Iran a créé ces 5 dernières années une plate-forme balistique très puissante, bien flexible et presque omniprésente » renvoie sans oser le reconnaître à ce coup « balistique » daté du lundi 22 novembre où la Résistance irakienne, suivant l’ordre de son commandement conjoint a pris pour cible très exactement de cinq missiles tactiques la deuxième base militaire d’envergure US en Syrie orientale, Al-Kharab al-Jir, très exactement dans l’objectif de faire comprendre aux Yankee qu’il est grand temps de penser à plier le bagage et à ôter leur sale grappin sur le pétrole syrien car cette ridicule présence militaire US sur la rive est de l’Euphrate où elle sert à détourner le pétrole syrien suivant un droit exclusif que lui procure la César a trop duré et que dans l’état lamentable où se trouve l’US Army en Irak et au Levant, il faut cesser de se ridiculiser davantage.

À peine 48 heures après cette frappe balistique qui a secoué Qamichli, Hassaké, le nord de l’Irak et qui selon les toutes dernières informations lancées depuis l’est-Irak) a atteint les entrepôts de pétrole volés et les hangars des camions citernes à l’intérieur de la  base, l’Amérique a émis les signes d’avoir compris le message : Ainsi et sous les dehors d’un sentimentalisme humanitaire, le Trésor US a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi 25 avoir allégé les « sanctions visant certaines ONGs » actives dans le secteur de l’énergie en Syrie », soit un premier auto-dénigrement de l’inique mécanisme de vol mafieux des richesses syriennes, dit César Act !

Le département du Trésor américain a ainsi déclaré précipitamment dans un communiqué qu'il « avait modifié les règles existantes appelées Règlement sur les sanctions syriennes pour étendre les autorisations aux ONG de s'engager dans certaines transactions et activités ». Il a dit également avoir changé « une licence générale pour les ONG afin de leur permettre de participer à des transactions et activités supplémentaires à l'appui d'actions à but non lucratif en Syrie, notamment de nouveaux investissements, l'achat de produits pétroliers raffinés d'origine syrienne destinés à être utilisés en Syrie et certaines transactions avec parties du gouvernement ».

Et heureusement que les labos de guerre US ont déjà inventé le coronavirus, sinon comment Andrea Gacki, directeur du Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor aurait pu oser lancer aussi ceci :« Le gouvernement américain accorde la priorité à l'élargissement de l'accès humanitaire dans toute la Syrie pour alléger les souffrances du peuple syrien qui continue de faire face à des conflits armés, à l'insécurité alimentaire et à la pandémie de COVID-19 ». 

Mais les récents propos de McKenzie ne renvoient pas seulement à cette première méga marche arrière US en Syrie orientale depuis 2016 où Daech a permis au Pentagone d’occuper deux tiers des puits de pétrole syriens quitte à faire d’Un État autosuffisant en plan énergétique, un État demandeur. La mention que fait l’Américain des « plateformes élargies des missiles iraniens ultra précis » se réfère implicitement à un autre péripétie sur quoi est revenu le général russe Vadim Kulit, chef-adjoint du Centre russe pour la réconciliation en Syrie, à quelques heures d’intervalle des médias sionistes qui eux en ont parlé, panique dans la voix : « Six avions de combat tactiques F-16 de l'armée de l'air israélienne ont lancé une frappe de missiles guidés depuis l'espace aérien du nord est libanais contre des cibles dans la région syrienne de Homs. Un soldat syrien a été blessé lors de la frappe israélienne Mais dix des douze missiles ont été interceptés et détruits par la DCA syrienne dont les tirs ont atteint l'espace aérien israélien avant d’exploser au-dessus d'une plage à Haïfa en Palestine occupée ».

Le général Kulit insiste évidemment sur la composante originellement russe de cette DCA, Pantsir-S et Buk sans détailler quelques dispositifs supplémentaires qui ont fait leur apparition à Homs, dans le centre syrien, pour en assurer, à en juger la déculottée absolue successive, très maigre succès des 10 derniers raids aériens d’Israël, de façon quasi parfaite la défense du ciel.

De ces dispositifs, les médias iraniens ne parlement évidemment pas mais il y a un nom qui revient  fréquemment, Oghab, un système à cheval entre Tor et Pantsir-S et que les Iraniens auraient conçu suivant leur expérience de combat aux côtés de l’armée syrienne. C’est un système qui est en mesure d’intercepter des missiles de croisière et toutes les menaces aériennes à basse altitude avec une portée de 15 km, juste ce qu’il faut pour viser les F-16 et leur Delilah non seulement dans le ciel du Golan mais encore dans le ciel du Sud Liban. Et disons qu’Oghab aurait bien fait plus que de viser le ciel de Haïfa. Dans une décision toute urgente, l’Armée de l’air israélienne a arrêté ce mercredi 24 novembre tout exercice aérien et Dieu sait s’il y en a en ce moment en Israël-et ce, pour cause « d’un incident » pendant lequel « un F-16 a failli s’écraser ». La chaîne 12 dit : le pilote s’est soudain aperçu que son appareil perdait de l’altitude et qu’il allait droit vers le sol... »

Évidemment la chaîne ne communique pas davantage pour que le lecteur sache la suite de l’histoire. Les sources locales elles situent le lieu de l’incident qui a donné un coup d’arrêt à des centaines d’exercices ariens croisés Israël-OTAN-USA au Levant, non loin du port de Haïfa... McKenzie a raison de l’avoir rappelé tout en bluffant sur la soi-disant disponibilité des USA à « faire arrêter le nucléaire iranien si le président en décidait de la sorte », à la bonne mémoire d’Israël de ne pas jouer dans la cour des Grands, de bluffer mais pas trop. 

Après tout, Bennett l’a carrément dit il y a deux jours devant un parterre de taupes israéliennes, les missiles « iraniens ont encerclé Israël»  et alors qu’« à Téhéran, on se tient tranquille », à Tel-Aviv, « on est épuisé, harcelé ». Les « Iraniens nous harcèlent de loin »… Mais avouons que l’histoire d’un F-16 qui a failli s’écraser à Haïfa est bien plus qu’un simple harcèlement... C’est presque une zone d’exclusion aérienne établie au-dessus d’Israël, un remake du J+2 de l'Epée de Qods. 

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