‘Israël’ s’enlise dans la crise politique

 ‘Israël’ s’enlise dans la crise politique

Après un nouvel échec des pourparlers Netanyahu-Gantz, le président israélien, Reuven Rivlin, a fixé au 4 août la date d’une potentielle quatrième élection si le Likoud et Bleu Blanc ne parvenaient pas à former un gouvernement d’unité et mettre fin à plus d’un an de crise politique.

Les négociations entre les deux partis, qui étaient toujours dans l’impasse jeudi soir, butent notamment sur la demande du Likoud d’adopter une loi pour protéger Benjamin Netanyahu contre une possible décision de la Cour suprême qui pourrait invalider sa nomination au poste de Premier ministre du prochain gouvernement, en raison de son inculpation dans trois affaires de corruption.

Netanyahu évalue tous les scénarios pour éviter la prison

Pour Jonathan Rynhold, professeur au Département de sciences politiques à l’université Bar-Ilan, M. Netanyahu veut s’assurer, en cas de rotation au pouvoir avec M. Gantz, qu’il pourrait rester au gouvernement, car s’il était « simple » ministre pendant la période pendant laquelle M. Gantz est Premier ministre, il serait contraint de démissionner en raison de son inculpation.

Les négociations achoppent aussi sur la crainte de M. Netanyahu que la Cour suprême ne le déclare inapte à gouverner en raison de son inculpation et que l’ensemble du mandat de Premier ministre ne revienne à Benny Gantz. Un scénario contre lequel il aurait cherché à se prémunir en demandant des garanties que M. Gantz lui aurait refusées, selon les analystes.

« Gouvernement d’union ou élection, ce sont vraiment les deux options », souligne M. Rynhold, pour qui Benjamin Netanyahu évalue tous les scénarios en fonction de sa survie politique, afin d’éviter « la prison ».

Un nouveau scrutin en été?

Il convient de noter que Rivlin a chargé jeudi 16 avril le Parlement israélien de proposer un élu ayant suffisamment de soutien pour tenter de former une coalition, après l’impasse des négociations en vue de la formation d’un gouvernement d’union en pleine crise du nouveau coronavirus.

Selon la loi électorale israélienne, les parlementaires ont maintenant trois semaines pour recommander au président un député qui tentera de former un gouvernement.

Si le 7 mai, aucun gouvernement n’est formé, l’entité sioniste rentrera dans une nouvelle période de campagne électorale de trois mois avec un scrutin fixé au milieu de l’été.

Geler le processus politique

Face à cette crise, le nouveau leader de l’opposition Yaïr Lapid, ancien associé de Benny Gantz, a proposé une solution singulière: « geler pour six mois le processus politique ».

« C’en est assez de la politique! La création d’un gouvernement corrompu serait une catastrophe nationale tandis que l’idée d’une quatrième élection est (…) complètement détachée de la réalité » des Israéliens en période de coronavirus.

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