Sayed Nasrallah : le Wahhabite est plus dur que l’Israélien

 Sayed Nasrallah : le Wahhabite est plus dur que l’Israélien

Trois dossiers étaient à la Une du discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah lors d’une rencontre fermée avec les lecteurs de l’épopée husseinite, lesquels animent les jours et nuits de Achoura, occasion qui commémore le martyre du petit-fils du prophète de l’Islam, l’imam Hussein, et la lutte contre l’oppression. Celle-ci devrait débuter au début de la semaine prochaine.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : La vacance présidentielle libanaise qui se poursuit pour la troisième année consécutive ; la guerre en Syrie ainsi que l’Arabie saoudite et le wahhabisme qu’il continue de fustiger.

Pas de face-à-face entre sunnites et chiites

Sur cette dernière, il a tenu à saluer la conférence qui s’est tenue  le 25 aout dernier à de Grozny en Tchétchénie et qui a exclu le Wahhabisme des écoles sunnites, et lui a imputé la responsabilité d’avoir terni l’image de l’Islam.

« Il y a une véritable prise de conscience  sur ce qui se passe… La bataille n’est pas contre le wahhabisme  devant lequel les portes du monde entier se sont ouvertes grâce notamment au consentement américain et britannique, pour y édifier des mosquées et des universités », a-t-il tenu à affirmer, après avoir assuré que « l’Arabie saoudite semble vouloir pousser le conflit à son apogée ».
« Elle voudrait avec l’aide de la Grande Bretagne et des Etats-Unis transformer le conflit en un conflit communautaire et confessionnel. Mais il est politique et le restera », avait-il deviné.

Selon le numéro un de la Resistance libanaise, « le wahhabite est nettement plus dure que l’Israélien surtout lorsqu’il s’agit d’éradiquer les autres et d’éliminer tout ce qui a trait avec l’islam ».

Gare au chiisme britannique

Et d’ajouter : « C’est un projet qui se poursuit depuis 2011 et n’a rien à voir avec un face-à-face sunnite chiite… le rôle des services des renseignements y est très prépondérant », a-t-il ajouté.

En revanche, a estimé sayed Nasrallah, « il faut a tout prix transformer la menace en une opportunité pour assiéger le wahhabisme et le frapper », tout en faisant remarquer toutefois que « le chiisme britannique est   bien dangereux que le wahhabisme et le sionisme », empruntant un terme du guide suprême de la Révolution islamique en Iran, l’imam Khamenei. Il l’avait utilisé la semaine passée pour designer des personnalités chiites en bonne relation avec les services de renseignements britanniques et qui lancent des contenus qui visent à semer la division avec les autres Musulmans.

« Les agents des services de renseignements ont pour but de détruire notre communauté et tout ceux qui les soutiennent sont des agents lâches. Tout ceux qui les prennent en amis et taisent face à leur traitrise complote avec eux », a-t-il pesté.

Israël dispose d’une couverture arabe

Sur le conflit contre Israël, sayed Nasrallah a jugé que l’entité sioniste est dissuadée depuis la guerre 2006. «  Mais rien ne l’empêchera de profiter de l’occasion pour lancer une guerre contre nous. La conjoncture actuelle est propice car elle jouit d’une couverture et d’un financement  arabes, sans oublier que l’ennemi takfiriste est à son service. ..Sachant que ce qui la garde en situation de dissuasion est qu’elle n’est pas sure de vaincre », a-t-il enchainé.

Une tentative d’attentat contre la banlieue-sud

Concernant la guerre en Syrie, Sayed Nasrallah a réitéré que le but e la participation du Hezbollah consiste « à  défendre notre existence à nous tous », en allusion aux Libanais. Il a expliqué : «  ce qui a été réalisé est énorme. Nous avons éloigné le danger mais il n’est pas encore décimé. Surtout que les groupes takfiristes obtiennent encore le soutien saoudien, qatari, turc, américain et français ».

Il a révélé que les takfiristes ont tenté lors du dernier mois de Ramadan d’exécuter un énorme attentat sécuritaire dans la banlieue-sud de Beyrouth mais ils ont échoué. « Ils tenteront de nouveau bien-sûr et ils échoueront Inchallah », a-t-il prévu.

Selon lui, le danger takfiriste s’est considérablement éloigné du Liban et les « miliciens takfiristes sont désormais assiégés dans la série montagneuse de l’est ».

La situation se complique en Syrie

Sur la solution à la crise syrienne, il a assuré que le compromis politique n’a aucune perspective, et «  le dernier mot revient à la bataille ».

« La situation se complique davantage surtout avec la tension entre la Russie et les Etats-Unis et la crise de confiance qui perdure entre eux », a-t-il souligné, répétant une nouvelle fois qu’il n’y a pas d’opposition modérée en Syrie. « Elle est soit avec Daesh soit avec le front al-Nosra », a-t-il assuré.

Estimant que « le laxisme dans le dossier syrien a failli coûter cher à l’Irak, si ce n’est l’intervention directe de l’Iran et le décret religieux promulgué par la grande référence religieuse irakienne le grand Ayatollah Sayed Ali Sistani qui a lancé un appel pour la lutte », il a toutefois conclu ce dossier syrien en émettant l’espoir de mettre fin une fois pour toute à Daesh en Irak, « quoique le danger des attentats sécuritaires persiste », d’après lui.

C’est Aoun ou Aoun

Evoquant la présidentielle au Liban, vacante depuis plus de 3 ans, il a rappelé que les deux candidats appartiennent au camp du 8-mars : le chef du Courant patriotique libre le général Michel Aoun et le chef des Maradas, Suleimane Frangiyeh.

«  La pomme de discorde ne se trouve pas chez nous mais chez le courant du Futur », a-t-il dit,  assurant que tout sera réglé une fois ce dernier décidera d’accorder ses voix au général Aoun.

En attendant, Sayed Nasrallah a insisté sur la nécessité que le cabinet ministériel actuel ne tombe pas. « Les Libanais ne pourront supporter un nouveau sursaut sécuritaire. La stabilité et la sécurité du pays sont notre unique choix », a-t-il averti.

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