Al-e-Khalifa exige l’aide d’Israël pour mise en place de la démocratie!

  • News Code : 317459
  • Source : IQNA
Les ambassadeurs bahreïnis aux États-Unis et en Belgique ont appelé l'entité sioniste à soutenir leur pays face aux protestations populaires pacifiques qui demandent la mise en place d'un régime démocratique à Bahreïn !
ABNA- L'ambassadeur du Bahreïn en Belgique, Ahmed Mohamed Drissi, a estimé que non seulement « il n’existe aucun lien entre ce qui s'est passé en Tunisie, la Libye et l'Egypte (Printemps arabe, ndlr) mais qu’à Bahreïn, l'Iran conspire contre le pouvoir » ! Il appelle « la communauté internationale à soutenir son pays dans sa confrontation avec l'Iran et a affirmé, de façon explicite, que son pays attend de l'entité israélienne qu’elle se tienne à ses côtés dans sa confrontation actuelle avec l'Iran ».

Ainsi, le fait que la majorité des habitants soit chiite permet de désigner l’Iran comme ennemi. Mais de quelle confrontation avec l’Iran est-il question? La diplomatie bahreïnie ne serait-elle pas entrain de développer un climat psychologique qui nous prépare à un prochain conflit ? Le projet d’union du Bahreïn avec l’Arabie Saoudite n’est-il pas une étape au conflit ?

En effet, le Conseil de coopération du Golfe Persique (CCG), qui regroupe les six monarchies arabes de la région (Emirats arabes unis, Oman, Bahreïn, Koweït, Arabie Saoudite et Qatar) a examiné, lundi 14 mai à Ryad, un projet d'union présenté par l'Arabie saoudite et soutenu par Bahreïn. Dans un premier temps, ce projet démarrerait avec « une forme d'union » entre ces deux pays, selon un responsable bahreïni.

La coalition de la Révolution du 14 Février a appelé le peuple bahreïni à participer à différentes manifestations pour protester contre le projet d’« union maléfique avec l'Arabie saoudite », le qualifiant d’« atteinte à l'indépendance, la dignité et la souveraineté du Bahreïn ». Elle ajoute que « l’union est frauduleuse, une conspiration contre le peuple du Bahreïn, elle est fausse et n'a aucune valeur pour le peuple et ne peut pas outrepasser la volonté du peuple, ni son droit à l'autodétermination ». L’opposition accuse les autorités de « fuir » leurs responsabilités face « à la profonde crise politique et constitutionnelle » que traverse le pays. Le peuple devrait être consulté par référendum au lieu d’être la cible des forces policières du régime…

Pour sa part, le secrétaire général du Wefaq, le plus grand parti bahreïni, a rejeté l'idée d’union avec l'Arabie, soulignant qu’« aucune puissance, même la famille au pouvoir à Bahreïn n'a le droit de décider d'une chose aussi cruciale sans consulter, au préalable, le peuple. »

En Iran, 190 des 290 députés ont « condamné » le projet d'union entre l'Arabie Saoudite et Bahreïn. Dans une lettre, ils précisent que « les dirigeants saoudiens et bahreïnis doivent savoir que cela va renforcer l'unité du peuple bahreïni face aux forces d'occupation. La crise de Bahreïn va être transférée en Arabie saoudite et pousser la région vers l'insécurité ». Ils ajoutent : « tout en condamnant cette décision préjudiciable, nous affirmons qu'on ne peut pas calmer les peuples par la force et la pression politique ».

Les amis de l’Occident et de l’USraël (Arabie saoudite, Emirats arabes unis et Bahreïn) intensifient leur répression contre la population civile bahreïnie qui réclame pacifiquement depuis février 2011, le départ des troupes saoudiennes, la libération des détenus et des réformes constitutionnelles. Les Al-Khalifa dévoilent leur vrai visage et leurs réelles relations avec l’entité sioniste !

Selon des observateurs arabes, cités par le site internet alQods alArabi, « ce qui s'est passé lors de la première conférence sur le nouveau parlement européen juif, démontre que les autorités du Bahreïn, soutenues par les Etats-Unis et par la cinquième flotte US stationnée dans ses ports, cherchent à gagner le soutien d'Israël à son projet d’union avec l’AS et qui vise à saper le soulèvement populaire pour le changement et la mise en place d'un régime démocratique dans le payse".

Toujours selon ces observateurs, « les autorités de Manama et avec le soutien de Riyad tentent de lancer la balle dans la cour de l'Iran, surtout après la condamnation par cette dernière de toute forme d’ingérence à Bahreïn. En effet, Manama veut montrer que ce qui se passe à Bahreïn, est une révolution populaire soutenue par l'Iran alors que l'opposition a déclaré, à plusieurs reprises, refusé l'intervention de l'Iran, en plus de l'absence de toute preuve ».

Les analystes politiques ont souligné que «la participation de l’ambassadrice du Bahreïn, une juive bahreïnie, à cette conférence était justifiable, mais alors comment expliquer la participation du musulman l'ambassadeur Ahmed Drissi Mohamed et sa demande d'aide à Israël pour faire face à la menace iranienne!?

Et de conclure que « cette conférence du nouveau parlement européen israélien, organisée à Bruxelles, reflète la vraie nature des relations entre le Bahreïn et l’Occupation israélienne » !

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