Reprise des ventes d’armes US à Bahreïn

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  • Source : IRIB
En dépit des inquiétudes sur la situation des droits de l'Homme, à Bahreïn, les Etats-Unis vont prochainement reprendre leurs ventes d'armes à ce petit pays du golfe Persique.
ABNA- En dépit des inquiétudes sur la situation des droits de l'Homme, à Bahreïn, les Etats-Unis vont prochainement reprendre leurs ventes d'armes à ce petit pays du golfe Persique.

«Nous avons pris la décision de débloquer des équipements supplémentaires à Bahreïn en gardant à l'esprit le fait qu'il reste un certain nombre de graves questions liées aux droits de l'homme que le gouvernement de Bahreïn doit traiter», a annoncé le département d'Etat. L'administration Obama a précisé que les équipements militaires de nouveau autorisés à l'exportation vers Bahreïn ne relevaient pas du «contrôle des foules».

Les grenades lacrymogènes seront ainsi exclues des ventes futures, de même que les véhicules de transport Humvee. En revanche, les forces de défense bahreïnies devraient pouvoir s'équiper en navires spécialisés dans la défense des sites portuaires ou en nouveaux moteurs pour ses chasseurs F-16. Dans un communiqué, le sénateur démocrate Patrick Leahy a estimé qu'«en dépit des précautions prises, la reprise de ventes d'armes à Bahreïn adresse un mauvais signal». «Le gouvernement de Bahreïn ne respecte toujours pas les revendications légitimes du peuple bahreïni. De même, il n'a pas jugé les officiers de police ou de l'armée, auteurs des arrestations, des tortures et des meurtres de manifestants bahreïnis», a-t-il ajouté.

Dans le même contexte, le roi du Bahreïn Hamad bin Issa Al Khalifa a décoré le commandant des forces navales américaines, l'amiral de la Ve Flotte, Sam Fox, la médaille de la plus haute distinction royale.Selon l'Agence d'information bahreïnie, le roi Hamad a salué les efforts de l'amiral Fox pour «son rôle dans le renforcement des relations entre Manama et Washington, en particulier dans les domaines de la coopération militaire et de la défense commune».

Sur un autre plan, la campagne de solidarité avec les figures de l'opposition bahreïnie se poursuivit. Une foule de citoyens est descendue vendredi dans la rue, pour protester contre l'arrestation du militant des droits de l'Homme Nabil Rajab. Les manifestants ont appelé à la libération immédiate de Rajab et à celle de tous les détenus politiques, notamment Abdel Hadi Khawaja, toujours en grève de la faim depuis plus de deux mois et demi.

Les manifestants ont appelé également la communauté internationale à intervenir pour faire cesser la machine de guerre du régime, soutenue par les forces d'occupation saoudienne.Baptisées «le peuple a choisi la démocratie», plusieurs manifestations pacifiques se sont tenues dans différentes régions bahreïnies. Les organisateurs de ces marches populaires ont insisté sur la solidarité de Bahreïnis avec les dignitaires religieux, notamment cheikh Issa Qassem, qui a été menacé par le régime. C'est pourquoi, des milliers de manifestants se sont rassemblés près de la mosquée de l'Imam Sadeq (PSL) dans la ville de Diraz, pour dénoncer ces menaces.

«Les forces du régime bahreïni ont recouru à des balles réelles et à des gaz toxiques pour réprimer les manifestants», a rapporté la chaîne de la télévision iranienne arabophone d'Al Alam. Pour sa part, le Premier ministre a jugé que «Qassem constitue un défi pour le régime».

 Par ailleurs, l'organisation de "Human Rights Watch" a critiqué les méthodes d'intimidation et les menaces proférées par les autorités de Manama contre les militants des droits de l'Homme, appelant le régime bahreïni à les libérer. «Les violations des droits de l'Homme se poursuivent toujours à Bahreïn et le gouvernement ne s'engage pas à appliquer les réformes qu'il a promises», a indiqué l'organisation, dans un rapport.

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