Les ambitions ferroviaires d’«Israël» se concrétisent

Les ambitions ferroviaires d’«Israël» se concrétisent

Relier l’entité sioniste israélienne via la Jordanie, l’Arabie saoudite et les États du Golfe par voie ferroviaire est une idée qu’avait émise Yisrael Katz, le ministre des Transports israélien, le 5 avril 2017 à l’émissaire de Donald Trump, Jason Greenblatt.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Article datant du 19 avril 2017, à consulter sur notre site via le lien :
(http://www.partiantisioniste.com/articles/normalisation-relations-israelo-saoudiennes-liaison-ferroviaire-de-fret-entre-israel-larabie.html)

    Désormais l’entité sioniste d’Israël détiendrait un chemin de fer de 60 kilomètres raccordant le port de Haïfa à Beït Shéan, dans la vallée du Jourdain. Elle veut la prolonger de 6 kilomètres jusqu’au passage frontalier israélo-jordanien afin de permettre le transport de marchandises vers et depuis la Jordanie.

L’idéal pour parfaire le plan israélien serait que « la Jordanie construise sa propre extension ferroviaire jusqu’à la voie ferrée israélienne ». Ceci permettrait de relier l’Arabie saoudite et les Émirats du Golfe. Il y a 3 ans, émergeait déjà l’idée de la part des responsables israéliens et jordaniens, qui se sont entretenus, dernièrement afin de renouveler les discussions à ce sujet.

Le gouvernement israélien a publié un document nommé « les rails de la paix régionale », décrivant l’entité criminelle d’Israël comme un « pont terrestre » et la Jordanie comme un « carrefour ».

    Il explique que « l’initiative favorisera l’économie d’Israël et renforcera l’économie stressée de la Jordanie », ajoutant à cela le fait de « relier Israël à la région et consolider le camp pragmatique vis-à-vis de l’Iran et de l’axe chiite ».

D’après ce document, les partenariats régionaux seraient indispensables afin de mener au mieux leur projet, étant donné que « les combats en Syrie et en Irak ont dégradé et bloqué les routes de transport terrestre ». Puis, il insiste sur le fait que, l’État illégitime d’Israël en tant que « « pont terrestre » serait un point stratégique à l’accès vers la Méditerranée ».

 » Cela est, particulièrement nécessaire dans la mesure où la politique souverainiste de Téhéran constitue une – menace pour les routes maritimes – dans le détroit d’Ormuz, de la mer Rouge et de Bab-el-Mandeb. Une voie stratégique que les alliés Houthis de l’Iran, au Yémen aspirent à contrôler et qui est l’une des raisons de la guerre, au Yémen. »

Avant même que ne se concrétise le couloir israélo-sunnite, les liens commerciaux prospéraient déjà entre les deux parties. Ce qui a permis à l’entité sioniste criminelle de vendre des produits agricoles (assurément issue des colonies ) et des techniques de recueil de renseignements, de cybersécurité et de sécurité intérieure au Bahreïn, à Oman, au Qatar, à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis (le plus grand marché destinataire étant Abou Dhabi).

En général, les transactions se réalisent à travers des pays intermédiaires tels que la Jordanie, le Kurdistan irakien ou Chypre par exemple, mais il arrive qu’elles soient menées en direct. Des produits en provenance de l’industrie pétrochimique saoudienne sont souvent exportées en « Israël » via la Jordanie.

Yisrael Katz, ministre israélien des Renseignements a accordé une interview, la deuxième en moins d’un mois, en langue arabe au site d’informations saoudiennes Elaph, où il divulgue que « son département travaille actuellement sur un projet « capital » qui va sceller les relations entre son pays et l’Arabie saoudite : la réhabilitation de la ligne ferroviaire transfrontalière qui reliait, dans le passé, la péninsule Arabique des pays du Cham (la grand Syrie) et la terre d’Israël ».
Puis il ajoute « Ce n’est pas du tout un rêve, c’est même une chose à portée de main, quand il y a la volonté ».

    Pour continuer dans la même voie, le ministre israélien a indiqué que « son gouvernement a adopté la construction d’un port sur une île artificielle face à Haïfa, d’où les Palestiniens pourront récupérer les marchandises qui leur seraient destinées, mais sous surveillance étroite des forces de sécurité israéliennes ». Une annonce assez utopique et irréaliste vue l’ampleur des injustices dont les Palestiniens sont victimes.

D’après lui, ces projets permettront de « stopper l’expansionnisme iranien dans la région » et « de renforcer la normalisation des relations entre Israël et les pays arabes », confirmant que « la conjoncture est favorable pour mettre en œuvre ses liens ». Yisrael Katz estime que l’Arabie saoudite est le « leader du monde arabe ».

    Le prince héritier, Mohamed ben Salman (MBS), alias « le prince rouge » (de la couleur du sang qu’il a sur les mains) voudrait rompre avec le passé en prônant des relations ouvertes avec Israël alors, qu’auparavant les relations entre les deux régimes existaient déjà mais de manière officieuse.

Quelle symbolique ! C’est dans une synagogue de New York que se sont donnés rendez-vous, l’ancien chef des services de renseignements, le prince Turki Al Fayçal et l’ex-directeur du Mossad Éphraïm Halévy, qui depuis se retrouvent fréquemment et de surcroît ne s’en cachent plus, puisque la perspective d’une « normalisation » n’est plus tabou.

 

    Le Parti Anti Sioniste condamne cette initiative qui, sous couvert d’objectifs commerciaux, est un moyen d’acheminer des hommes et du matériel servant à alimenter les guerres causées par les sionistes et ses alliés.

    Ce projet est une pierre de plus ajoutée à la volonté de légitimation de l’entité sioniste criminelle et de normalisation des relations entre cet État terroriste et le royaume saoudien, qui sont désormais officielles.

    Nous constatons que les alertes lancées contre cette initiative sont restées lettres mortes. Mais ce projet mènera assurément à leur perte tous ceux qui y ont participé ou qui y participeront…


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