Royaume-Uni : un islamophobe condamné à la prison

  • News Code : 853941
  • Source : Oumma
Brief

Alors que tout l’accablait, Jakub Wendland, un ressortissant polonais de 32 ans, s’est escrimé à nier son racisme anti-musulmans tout au long d’un procès qui, preuves et témoignages à l’appui, a révélé la noirceur de son âme et son extrême dangerosité, le condamnant à deux ans et demi de prison ferme pour « crimes de haine religieuse aggravés ».

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Bien qu’ayant été mis hors d’état de nuire par le verdict sans appel du tribunal de Manchester, la communauté musulmane locale frémit encore à l’idée que cet islamophobe de la pire espèce puisse à nouveau lâcher ses chiens, dressés pour tuer, sur des fidèles qui auraient le malheur de croiser sa route.

 « Vas-y attaque ! Mords-le ! Ils tuent des gens, alors mords-le ! ». Les hurlements stridents poussés par Jakub Wendland, ce criminel en puissance qui rôdait constamment autour des mosquées pour assouvir sa soif de vengeance, résonneront longtemps dans la tête de l’une de ses victimes traumatisées : Bakhtshireen Rehman, 26 ans.

Ce jeune britannique d’origine pakistanaise, qui porte encore les stigmates de la terrible agression subie en juin dernier, reste hanté par la vision d’effroi que lui a immédiatement inspiré Jakub Wendland, lorsque ce dernier a surgi à son arrêt de bus, l’air menaçant, avant de lui fracasser une bouteille de bière contre la tête, pendant que l’un de ses molosses enragés lui déchiquetait la jambe.

Grièvement blessé, Bakhtshireen Rehman ne doit la vie sauve qu’à un passant qui, alerté par ses gémissements de douleur, a immédiatement appelé la police et le service d’urgence de l’hôpital de Manchester. Depuis ce jour tristement mémorable, sortir de chez lui représente une épreuve difficilement surmontable. « Cela a considérablement influencé ma perception de la société qui m’entoure, j’ai peur de la haine raciale qui y règne et de sa spirale de violence », confie-t-il, en essayant toutefois de trouver la force de dépasser son traumatisme psychologique.

Comble de l’horreur, deux heures à peine après avoir laissé pour morte sa première victime en sang, Jakub Wendland s’en prenait à une jeune femme voilée de 28 ans qui se souvient avoir été terrifiée par son regard injecté de haine. Après avoir été rouée de coups, c’est au moment où les chiens, qui grognaient de plus en plus fort, n’attendaient qu’un ordre pour se jeter sur elle, que ses cris de détresse ont créé un attroupement, faisant fuir lâchement son assaillant et ses véritables cerbères. « Le fait que cet homme ait conditionné ses chiens pour me mordre parce que je suis musulmane est abominable ! », a-t-elle déclaré, indignée, devant le juge du tribunal de Manchester.

Pour aggraver un peu plus son cas, Jakub Wendland a violemment craché sur les deux policiers qui procédèrent à son interpellation musclée, tout en menaçant de les tuer, ainsi que leurs proches.

En dépit des effets de manche de son avocat pour le faire passer pour une blanche colombe – celui-ci assurant que son client, décrit comme un «  amoureux des chiens », n’est « pas raciste et ne l’a jamais été envers quiconque » – l’islamophobie violente, quasi carnassière, de Jakub Wendland n’a pas laissé de place au doute pour le juge Tony Cross, lequel lui a sèchement lancé, avant de l’envoyer croupir derrière les barreaux : « Vous êtes, à mon avis, très clairement un raciste et les agressions que vous avez commises sont racistes, il n’y a pas de doute là-dessus ».

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