Rassemblement devant le parlement européen contre le génocide des Rohingyas

  • News Code : 853170
  • Source : Oumma
Brief

La tragédie à laquelle nous assistons en Birmanie dépasse l’entendement. Sur la scène mondiale encore trop silencieuse, des moines bouddhistes extrémistes et l’armée birmane massacrent, torturent, violent, expatrient des civils démunis de tout, les plongeant dans une crise humanitaire sans précédent. Leur seul crime : ne pas être bouddhiste, et de plus, être musulman.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Depuis plusieurs années, un massacre ignominieux frappe la minorité musulmane des Rohingyas qui représente 4 % des 55 millions de Birmans à Myanmar. Les monstrueuses persécutions perpétrées par des moines bouddhistes extrémistes et par le nationalisme exacerbé de l’armée birmane constituent des actes de barbaries à l’égard de ce peuple considéré le plus persécuté au monde par l’ONU, et ce déjà en 2012.

Le nettoyage ethnique en oeuvre a déjà jeté plus de 125 000 Rohingyas sur les routes du Bangladesh afin d’y trouver refuge. Un rapport publié le 22 avril 2013 par Human Rigths Watch dénonçait des crimes contre l’humanité dans le cadre d’un nettoyage ethnique commis par les autorités birmanes.

Les autorités ont pris part à la destruction de mosquées, ont lancé des vagues d’arrestations violentes, ont bloqué l’accès des organismes d’aide humanitaire aux civils déplacés. En plus des massacres, des actes de tortures et des viols collectifs subis par ce groupe dans des villages rasés par des émeutes ont été recensés, et des politiques de discriminations se poursuivent les empêchant de travailler, de se marier, d’étudier, etc.

Expropriés, privés de soins, leurs terres extorquées, leur patrimoine culturel détruit, ils se retrouvent confinés dans des camps s’entassant les uns sur les autres ou reclus dans leurs villages sous contrôle policier, et vivant dans une extrême pauvreté.

Amnesty International qualifie les actions menées par l’armée birmane de « punition collective » contre la population Rohingya.

Des quartiers éventrés, des mosquées parties en fumée, et des corps gisant à même le sol, tels sont les sévices infligés à cette minorité qui est victime de véritables pogroms perpétrés par des civils bouddhistes fanatisés par des moines extrémistes qui tirent profit du racisme existant au sein de la population.

Devant cet horrible génocide, le monde, les superpuissances et les armées de tous les états restent inertes. Même le gouvernement de Aung San Suu Kyi, grande figure de la lutte pour les  droits de  l’homme  qui  a  pourtant  reçu  le  prix  Nobel de la Paix, est restée silencieuse depuis le début de la crise, comportement qui évoque les « tactiques courantes utilisées en temps de dictature consistant à faire la politique de l’autruche » selon Thomas MacManus, chercheur à l’International State Crime Initiative.

Selon le principe de non-assistance à personne en danger, ne pas mobiliser les moyens à notre disposition pour dénoncer ces exactions et faire pression pour qu’elles cessent nous rend complice de ces crimes.

Justice-Sans-Frontières-Bruxellesvous invite donc à vous joindre au rassemblement organisé ce samedi 9 septembre 2017 à 15hdevant le Parlement européen, pour condamner fermement les auteurs de ces crimes contre l’humanité, pour dénoncer le silence complice de la communauté internationale et de toutes les forces et puissances qui ont le pouvoir d’intervenir sans toutefois agir.

Assez de crimes en Birmanie.
Assez de souffrances des Rohingyas.
Assez d’exodes et de déportations de cette population démunie et oppressée.

Honte à notre monde s’il laisse ces crimes se poursuivre.
Honte à l’Europe si elle reste inerte.
Honte au Conseil de Sécurité des Nations Unies tant que perdurent ces actes barbares.

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